Juriste et diplomate de carrière, présentement deuxième conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles, Kiswendsida Marius Zongo est actif dans le monde de l’édition. Co-auteur de l’Anthologie de poésie sur la renaissance africaine publié en 2010 et d’un essai sur les aspects juridiques de l’efficacité de l’aide publique au développement, l’auteur vient de mettre sur le marché son troisième ouvrage intitulé « l’Union Européenne et le développement de l’Afrique à l’ère du post-Cotonou : entre leurres et lueurs ? » Ouvrage de 117 pages rédigé dans un langage simplifié, accessible et surtout dépouillé des « faux-fuyants diplomatiques » pour citer l’auteur, le lecteur, une fois engagé parcours le livre sans interruption tant il se laisse « avaler » et suscite la curiosité.
Les relations entre le continent noire et l’Union européenne géographie sont dans une phase critique qui mettent en mal leur solidité. Et ceci non pas forcément la faute à la présence de plus en plus forte de puissances concurrentes sur le continent telles la Chine et la Russie mais surtout à la montée fulgurante et incisive d’une opinion publique civile africaine de plus en plus exigeante. A en croire l’auteur, la soif de résultats tangibles vis-à-vis d’une coopération jugée intrinsèquement asymétrique et asservissante crée un décalage entre les aspirations des peuples africains et la politique de l’Union Européenne. C’est dans ce contexte qu’intervient l’Accord de partenariat OEACP-UE paraphé le 15 avril 2021 à Bruxelles qui « n’est qu’une composante de l’armada déployé pour sauver une relation qui va à vau-l’eau ». Preuve établie que les relations Afrique-Union-Européenne sont à la croisée des chemins, on peut légitimement de demander avec l’auteur si le nouvel Accord peut-elle être la panacée suffisante pour « sauver le soldat coopération » entre deux continents ? L’ouvrage de Zongo explique les dessous d’un accord, révèle les enjeux et engage le lecteur dans un questionnement productif.
Publié aux éditions l’Harmattan, le livre qui sera bientôt en rayon de vente des librairies s’acquiert déjà sur les plateformes numériques pour la modique somme de 13 euros (environ 8500 F CFA). A Toute seigneur tout honneur, l’auteur a remis au chargé d’affaires de l’Ambassade du Burkina à Bruxelles un exemplaire.


Service presse et Communication